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13
octobre 2009
La princesse et le vagabond
En suivant le cours d'eau qui descend la vallée
L'on parvient à une vaste demeure en ruines
Qui paraît aujourd'hui tout près de s'écrouler
Sous un fatras d'orties, de ronces et d'épines
Mais il fut une époque où ses toits et tourelles
S'enchevêtraient avec art et délicatesse
Et qu'y vivait une charmante demoiselle
Une demoiselle ? Que dis-je, une princesse !
Jamais princesse n'eut tant mérité ce titre
Car son charme n'avait d'égal que sa bonté
Belle et humble à la fois (cela n'a plus de prix)
Son être rayonnait sur toute la forêt
Pour le moindre de ses regards, de ses sourires
Bien des hommes se seraient damnés. Traverser
L'océan à la nage eût été un plaisir
Si la dernière brasse eût mené à ses pieds
Mais jamais la passion ne l'avait habitée
Elle restait vierge d'amour comme de corps
Il ne semblait pas né le chanceux qui pourrait
Passer un jour la main dans ses longs cheveux d'or
Bien des seigneurs pourtant, des princes, des héros
Avaient en vain cherché le passage secret
Qui menait à son coeur - imprenable château
La serrure semblait ne point avoir de clé
Et la belle écumait ses jours à la rivière
Qu'elle sondait de la profondeur de ses yeux
Ses lèvres murmurant quelque douce prière
Songeant de plus en plus à se donner à Dieu
Mais il n'est rien que Dieu ne veuille partager
ET voila qu'un beau soir - de printemps nous dit-on
Il vint un étranger, ni roi, ni chevalier
Pas même un écuyer, tout juste un vagabond
Pour unique fortune il avait les yeux doux
De ses exploits guerriers la liste restait vide
Les yeux du vulgaire l'auraient bien pris pour fou
Car d'amour et d'eau fraîche il paraissait avide
Créature étrange à la fois enfant et homme
Son rire transportait la princesse au lointain
Dont les yeux étincellants s'écarquillaient comme
Les fleurs s'épanouissant au soleil du matin
Mon Dieu pardonne-nous de conter ce récit
Car tout ce qui devait arriver arriva
Sans faire de façons, tombant à sa merci
La princesse les bras en croix s'abandonna
Les bons esprits tournaient autour des amoureux
Le coeur de la forêt palpitait à deux mille
Le chêne millénaire - grand maître de ces lieux
Les couvait d'un regard heureux et attendri
Le lendemain matin on maria les amants
Quel délice de les entendre se dire "oui" !
Et ils vécur't heureux et eur't beaucoup d'enfants
L'union de deux coeurs purs finit toujours ainsi !
Mots clé : Poèmes.
Commentaires
Ah !!! Vous revoilà Dzana, quel bonheur, et en plus le
13 octobre c'était mon anniversaire. Ceci pour dire que j'aime beaucoup, fraicheur, innocence, amour, ça fait du bien...
Coucou, merci, et surtout bon anniversaire :)
excellent Dzana ! toute une épopée que tu nous a contée là, avec de l'humour et tout ... il faut que tu trouves un barde qui mette çà en musique pour aller le chanter sur les places à travers le pays !
Coucou ElRubab, contente de te revoir :) Merci pour ton commentaire. Oh oui, j'aimerais beaucoup qu'un "barde" compose des musiques sur mes humbles rimes, qui sait, peut-etre un jour inch'Allah :)
Bonjour, Dzana ! Je te salue encore depuis Barcelone et je suis content de voir que ton blog est toujours "vivant". C'est joli ce poème que tu as écrit en octobre, et que je découvre maintenant.
Je viens de lancer mon blog, basé sur les voyages et la littérature. La Bosnie est, bien sûr, parmi les posts que vais ajouter. Tu pourras voir qu'il y a le lien à ton blog.
Pour accéder a mon blog : http://transeuntquealbiraelnord.blogspot.com/
Il est écrit en catalan, mais il aura bientôt son "jumeau" en espagnol : il est presque prêt et il y aura aussi le lien à "Dzana de Bosnie".
Heureux de te retrouver, Dzana !
Coucou Dzenana :-)
Ton poème est comme les chansons d'antan qui racontent une histoire, on ne croit pas se perdre dans quelque méandre névrotique des chanteurs contemporains ! En deux mots : j'aime !
En plus elle n'est pas sans rappeler les contes de fée qui ont bercés notre enfance si je puis dire : je crois que tout le monde connait les basiques, telles que cendrillon, peau d'âne, blanche neige et les sept nains, etc, toutes ces histoires qui finissent bien ! L'accent y était mis également sur les qualités intrinsèques des protagonistes, qui n'avaient pas de princier que les titres !
Quand on sait aujourd'hui le parcours tortueux que peut être une vie sentimentale avant d'en arriver au dit bon ou à la dite bonne ce poème paraîtrait bien loin de nos réalités. Seulement ce que je crois véritablement c'est que c'est plutôt notre réalité qui s'éloigne du vrai, du beau, du bien.
Voilà, chère Dzenana, j'en reste très pensive, et serais même tentée de t'en vouloir :-)
J'ai eu beaucoup de plaisir à recevoir de tes nouvelles. Je reviendrais surement plus tard, j'attends quelqu'un qui doit passer chez moi.
Je t'embrasse, bien le bonjour à Almaty !
Amitiés,
Sissi :-)
Je suis très content de vous revoir sur le net. En toute franchise, je m'étais habitué à vos billets et j'avais pris plaisir à les lire.
Je profite de cette fin d'année pour vous souhaiter de bonnes fêtes et vous présenter ainsi qu'à ceux qui vous sont proches mes vœux les meilleurs.
Bonjour Charlie,
C'est aussi un plaisir pour moi que de vous revoir ici. Merci beaucoup et joyeuses fêtes à vous :)
Salut je suis heureux de voir que vous continuez a écrire sur votre blog. A quand de nouveau article sur le site ?
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